Intersoc et le Val d'Uccle

Intersoc et le Val d'Uccle

Dernière mise à jour le par Adriana Tenda Claude

Article rédigé par Yanis Chauvel pour les "4 Saisons d'Anniviers"

Intersoc et le Val d’Uccle, des Belges bien implantés en Anniviers

C’est un fait, et ce n’est pas nouveau, les Belges aiment le Val d’Anniviers. Si nombre d’entre eux viennent en individuels pour les vacances, certains s’y sont même installés. Ce n’est pas à eux que nous nous intéresserons cette fois ci, mais à deux organismes de vacances belges, implantés en Anniviers depuis plus de 30 ans. 30 années de cohabitation, leur amour du Val d’Anniviers, leur nationalité commune et l’organisation de classes de neige et de séjours famille, cela fait beaucoup de points communs. Pourtant ces deux organismes ont des modes de fonctionnement bien distinct. Enquête.

Le Val d’Uccle, un organisme municipal à but social

C’est dans les années 70 que le Val d’Uccle s’établit à Zinal. Auparavant, cette association qui dépend de la commune d’Uccle près de Bruxelles, était établi à Saas Grund. Puis, cherchant à acheter un terrain, des membres de l’association ont prospecté dans tout le Valais pour finalement acheter un terrain près de Mission en Anniviers. La principale vocation du Val d’Uccle est clairement sociale. En effet, l’activité historique de l’association est l’organisation de séjours de classes de neige pour les enfants de la commune d’Uccle. La plupart de ces séjours étant en grande partie subventionnés. Cela permet à un grand nombre d’enfants de tous milieux de découvrir les joies des sports de neige.

Géré par un organisme associatif subventionné par des fonds publics, le Val d’Uccle est très largement soumis aux aléas conjoncturels et politiques comme me l’explique Sylvain Cochand, qui est directeur saisonnier de la structure depuis plus de 20 ans. Ancien du Club Med à Zinal, ce Suisse a été démarché par l’association, et depuis partage sa vie entre le Val d’Anniviers l’hiver et Montreux l’été. Pour compléter les subventions et assurer une rentabilité, il faut savoir faire preuve de réactivité sinon c’est la fermeture. C’est ce qui est arrivé dans les années 1990, faute de budget, le Val d’Uccle est resté fermé près de 4 années. Pour éviter que cela ne se reproduise, certaines semaines sont ouvertes aux familles. Le bénéfice est ensuite redistribué pour financer les classes de neige. Il faut aussi réagir aux circonstances conjoncturelles et un autre défi va être la hausse du franc par rapport à l’euro qui va donner du grain à moudre à ceux, qui, au conseil municipal d’Uccle, considèrent que partir en classe de neige en Suisse est un luxe… Mais il faut rester optimiste, ils sont minoritaires…

Intersoc, un Tour Operator pour les Mutualités Chrétiennes

Intersoc fête cette année ses 65 ans d’existence. Et cumule plus de 30 ans  de présence en Anniviers. A Saint-Luc d’abord, dans l’ancien hôtel du Cervin jusqu’au déménagement total à Zinal, dans l’hôtel des Diablons, l’ancien Club Méditerranée. Si son activité est en somme assez similaire à celle du Val d’Uccle, l’organisation de séjours de classes de neige et de séjours familles, son fonctionnement est un peu différent.

Le groupe possède plusieurs centres en Suisse et en France notamment. Il fonctionne comme un Tour Operator classique, s’autofinance et n’a pas de vocation sociale. Il faut par contre être membre de la mutualité chrétienne pour pouvoir bénéficier de ses services.

Arrivé à Zinal en 2001, le groupe a loué le bâtiment des Diablons jusqu’en 2030. Des travaux de restauration des locaux, d’abord l’exterieur en 2006 puis les chambres et les communs en 2010 et 2011, ont permis la centralisation des activités du groupe en Anniviers à Zinal.  Depuis, certaines semaines sont réservées aux classes de neige, d’autres plutôt aux séjours famille qui constituent maintenant l’essentiel de l’activité du groupe. Lieve, la directrice du centre depuis 5 ans maintenant m’explique que les séjours de classes de neige sont très importants pour elle, notamment en matière de publicité. En effet, de nombreux enfants venus en classe de neige à Zinal, reviennent avec leurs parents en séjour famille ou reviennent avec leur famille lorsqu’ils sont adultes.  Pendant les périodes de classe de neige, ce sont près de 400 enfants qui logent à Zinal. 400 paires d’yeux qui découvrent (ou redécouvrent) la montagne, la neige et les joies de la glisse.

L’importance de la population locale dans le choix du lieu

Lorsque j’ai posé la question à Sylvain (Val d’Uccle) et à Lieve (Intersoc) de savoir quel a été le déclencheur, pourquoi avoir choisi le Val d’Anniviers, la réponse est unanime : c’est pour l’accueil réservé par les habitants du lieu. C’est dans les deux cas ce qui a fait la différence. Lieve me confie qu’elle se sent accueillie dans le Val d’Anniviers, les partenaires sont pour certains devenus des amis, elle se sent bien ici et selon ses mots, les locaux « comprennent le tourisme ». 

Un autre point commun à ces deux structures, c’est l’étonnement et l’étincelle dans les yeux des enfants qu’elles accueuillent en classe de neige devant la hauteur des montagnes, la « route qui tourne » ou la première montée en télécabine… Ce sont des souvenirs qui resteront longtemps gravés dans leur mémoire.

Yanis Chauvel

 

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